Il y avait quelque chose de particulier dans l’air au Centre Culturel de Chine à Paris ce jourr-là. Une atmosphère chaleureuse, un brin espiègle, où les rires se mêlaient aux mélodies et où les effluves de cuisine finissaient de convaincre les plus réservés de s’abandonner à la fête.
Le Centre Culturel de Chine et l’Association des artistes de Quyi ont une fois de plus tenu leur promesse : celle d’un événement qui ne ressemble à aucun autre.
Le Quyi, c’est cet art populaire chinois que l’on traduit mal et que l’on ressent bien. Chant narratif, récit dansé, ballade en prose et en vers — autant de formes inscrites au patrimoine immatériel national qui ont défilé sur scène avec un naturel désarmant.
Les lauréats du Prix de la Pivoine — la plus haute distinction du genre en Chine — étaient de la partie, et ça s’entendait.
Pâtes, spécialités et fou rires garantis
Mais ce qui a peut-être le plus surpris le public parisien, c’est la tournure résolument conviviale. Entre deux performances, place à la démonstration de préparation de pâtes — un moment aussi drôle qu’impressionnant — suivie d’une dégustation de spécialités régionales chinoises. Le tout dans une ambiance de fête de quartier qui a vite fait tomber toutes les barrières.
On était loin du spectacle figé derrière une vitre. On mangeait, on riait, on découvrait.
Une belle réussite
Ce Festival de Quyi confirme, édition après édition, que la culture peut être un terrain de rencontre sincère. Pas besoin de tout comprendre pour être touché — la preuve en a été donnée , dans une salle qui en redemandait.
Henri Victor — open-mag.net













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