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Vie culturelle

“Gersende, soprano franco-chinoise : éducation musicale et diplomatie culturelle à l’UNESCO 2026”

Honorée d’avoir été invitée par la Global Youth Dialogue Among Civilizations Alliance (GYDCA) à prendre la parole lors de la Semaine de l’éducation culturelle et artistique de l’UNESCO 2026.

Le thème de cette édition : « Harmonie des civilisations – Dialogue musical mondial : approfondir la compréhension entre les cultures par l’éducation musicale ».

25 mai 2026. Pas sur une scène de concert — mais dans le cadre d’une conférence internationale réunissant des intervenants venus d’Ouzbékistan, du Brésil, de Corée du Sud et de France, et des panélistes du Nigeria, du Royaume-Uni, d’Italie et du Vietnam.

J’ai chanté seule. L’Orchestre symphonique du Beijing Haidian Foreign Language Middle School était également au programme : de jeunes musiciens incarnant exactement ce que la conférence explorait — comment l’éducation musicale construit des ponts entre les civilisations.


Je suis Gersende, soprano. Je chante en mandarin, en français, en anglais. J’ai chanté aux Jeux Olympiques de Paris 2024, lors d’événements diplomatiques franco-chinois, au Printemps de Bourges. Mais je ne parle pas chinois. Je le chante.

Cette distinction compte.

Apprendre à chanter dans une langue qu’on ne parle pas, ce n’est pas du vocabulaire. C’est apprendre à entendre ce qui résiste à la traduction : le placement d’un ton, le poids d’un silence, la manière dont une phrase monte ou descend.

Je suis française. Ma formation musicale est occidentale. Mais je porte en moi une part chinoise que je n’ai jamais parlée — seulement chantée. Je n’ai pas choisi cette hybridité culturelle. Je suis née dedans.

L’éducation musicale m’a donné les outils pour l’habiter sans la réduire à de l’exotisme. Parce que ce n’est pas de l’exotisme. C’est ma voix.


La table ronde — modérée par le Professeur Wang Lu de l’Université Brown — a exploré des cas éducatifs concrets illustrant le rôle de la musique dans le dialogue interculturel et la diplomatie culturelle.

L’harmonie ne signifie pas l’uniformité. On peut tenir un contrepoint et rester partie de la même composition.

Convaincue que l’avenir de la diplomatie culturelle se chantera autant qu’il s’écrira.

A Propos de l'auteur

Henri Victor

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