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Seitai (art corporel japonais) par Nicolas Champoux

Seitai (art corporel japonais), historique par Nicolas Champoux

 un art corporel japonais.

Historique

A l’orée de la Seconde Guerre mondiale, un gigantesque recensement du patrimoine culturel est effectué sur l’injonction du gouvernement qui redoute une perte de savoir liée à une éventuelle et envisageable disparition d’experts.

Les experts en médecine traditionnelle se regrouperont quant à eux au sein de la Kenko Hojikai, la fondation pour la préservation de la santé. Ils vont s’attacher à synthétiser ces connaissances et à faire ressortir l’essence commune des disciplines qu’ils ont le privilège d’étudier dans leur ensemble. Il faut tenir compte qu’à cette époque, beaucoup d’écoles conservaient des informations secrètes comme dans le domaine des arts martiaux.

Un membre charismatique, Haruchika Noguchi, s’imposera comme un leader naturel et fera émerger le Seitai -corps juste ou corps en ordre- de cette réunion d’experts. Il ajoutera cependant la dimension psychologique et la notion d’inconscient dans sa pratique.

A la fin de la guerre, le pays est détruit, et Noguchi rassemble et séduit nombre de patients dans la détresse en avançant que la mémoire de la santé est dans le corps ainsi que les moyens de la recouvrer, insistant sur le rôle du système involontaire qui lutte perpétuellement pour sauvegarder l’équilibre du corps.

Noguchi par sa vision originale va développer sa propre école et créer dans le même temps la Seitai kyokai – la fondation de Seitai. Des élèves vont le suivre malgré l’extrême exigence de l’enseignement de Noguchi et participer au développement du Seitai au Japon. Noguchi réussira à faire reconnaître le Seitai par l’éducation nationale japonaise ce qui lui conférera toujours une place à part et privilégiée dans le monde des praticiens.

Vers la fin de sa vie, Noguchi va créer le Katsugen Undo (le mouvement régénérateur introduit en France par Itsuo Tsuda dans les années 1970) afin de pouvoir traiter plus de monde. Il est également relaté que Noguchi soignait à la fin de sa vie en s’adressant directement à l’inconscient de ses patients.

Kuniaki Imoto, étudiera le Seitai avec son père dès l’âge de 5 ans et cela dans l’entourage immédiat de Noguchi. Il créera par la suite sa propre méthode, le Imoto Seitai.

En résumé, il est intéressant de préciser que la différence entre les deux écoles n’est pas dans l’essence mais se situe principalement dans la manière de s’adresser aux groupes de pratiquants et/ou de patients. En effet, dans le Imoto Seitai, le Katsugen Undo n’est pas pratiqué mais a été remplacé par les Taisos -éducatifs corporels- qui permettent à tout un chacun de prendre en charge ses problèmes spécifiques en améliorant la perceptibilité de son corps.

De nos jours, seules la Fondation de Seitai et le Imoto Seitai sont reconnus par le gouvernement.

La diffusion du Imoto Seitai en France a été effectuée par Olivier Nesmon, maintenant installé au Canada, qui pour la petite histoire, a rencontré Kuniaki Imoto dans un avion sur une ligne intérieure au Japon. Il entrait au Dojo quelques jours après cette rencontre pour une séance « découverte » et allait y rester 11 années à étudier auprès de Kuniaki Imoto et finir par diriger le Dojo de Tokyo.

Il consacre maintenant sa vie à la diffusion du Seitai dans le monde en organisant régulièrement des stages, au Canada, en France, et à l’étranger.

Le prochain stage de Seitai animé par Nicolas Champoux, élève d’Olivier Nesmon aura lieu à Paris le dimanche 8 novembre 2009 à proximité du métro Nation.

Pour les inscriptions aux cours et aux stages,

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ritdelaban

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