
Il y a des cérémonies littéraires qui se déroulent dans une douce prévisibilité, et puis il y a celles qui réservent des surprises. La huitième remise du prix Jean d’Ormesson, organisée ce mercredi 20 mai par la famille du grand écrivain, fait clairement partie de la deuxième catégorie.
Le lauréat ? Personne ne l’avait vraiment vu venir. C’est le benjamin de la sélection — et primo-romancier de surcroît — qui a finalement emporté le morceau face à une concurrence internationale pourtant sérieuse. Ce qui rend la récompense encore plus remarquable, c’est la composition du jury : pas moins de quatre académiciens y siégeaient cette année, ce qui est loin d’être courant et donne au prix un poids littéraire considérable.

Le lauréat s’appelle Christopher Laquièze. Trentenaire, il est chroniqueur littéraire spécialisé en littérature sud-américaine pour France Inter — autant dire qu’il connaît son affaire. Pour son premier roman, il a choisi de plonger dans l’univers de ses auteurs de prédilection, en situant son récit au cœur d’une dictature d’Amérique latine, où une trahison familiale sert de point de départ à une histoire visiblement sombre et bien construite. Le pari était risqué pour un premier livre. Il l’a réussi — et décroché au passage sa deuxième récompense littéraire, ce qui en dit long sur la trajectoire de cet auteur à suivre de près.
Son roman, La rosa perdida, est paru le 14 janvier dernier aux éditions JC Lattès. 270 pages. Déjà noté 3,81 sur 5 sur Babelio au soir de la cérémonie. Une belle entrée en matière.





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