Vivre

Polygamie d’asie!

Carnets de voyage en asie, mariage à Bali ou la polygamie aux yeux bridés !

– Carnets de voyage en asie

Voyage à Bali / Marina

Traditions Hindouistes et Mariage Balinais ou Polygamie s’Asie.

On ne revient jamais indemne d’un voyage, surtout quand l’on revient d’Indonésie. Chaque culture, chaque rencontre nous enrichit et élargit notre ouverture d’esprit. Lors de mon premier séjour à Bali, je suis rentrée en France avec la nostalgie d’un paradis perdu, d’une île sereine ou les gens souriants semblaient en harmonie avec la nature.

Je m’y suis sentie si bien que j’ai décidé d’y revenir trois semaines, en Mars 2008, pour y découvrir d’autres îles et surtout revenir à Bali.

J’ai préparé mon voyage en étudiant des guides. Je souhaitais faire les volcans de Java le Bromo et le Kawah Ijen, puis Lombok et les îles Gili pour découvrir les fonds marins, faire de la plongée et enfin Bali pour aller à la rencontre de ses habitants. Ce fut avec l’aide d’un guide local francophone : Gusde que j’ai pu organiser ce voyage en communiquant avec lui par internet.

Il s’est occupé de la logistique du voyage : réservations d’hôtels , de train et de voitures pour effectuer mes excursions à Java et Lombok.

Grâce à lui j’ai pu rencontrer à Bali sa famille, un grand prêtre du nord de l’île, et assister à un magnifique « mariage traditionnel Balinais ».

J’ai également profité de la région d’Ubud connue pour son artisanat et ses nombreux artistes. Je suis allée dessiner avec Dolit un célèbre peintre miniaturiste du style « Keliki » un art ancestral qu’il transmet en l’enseignant aux enfants de son village.

Il y a beaucoup à dire sur la culture hindouiste dont j’ai perçu une facette surtout à la fin de mon voyage au contact des locaux dans le nord de l’île et dans la région d’Ubud.

J’ai passé une journée chez un grand prêtre très respecté des balinais. Et tandis qu’il recevait la visite de ses concitoyens venus de très loin pour le consulter, j’ai observé avec émerveillement ses deux femmes qui façonnaient avec agilité de magnifiques offrandes. Elles les préparent ainsi à longueur de journée avec de la pâte de riz, des fruits et des feuilles de palmes tressées. Celles-ci sont ensuite présentées aux dieux puis après la cérémonie et les prières elles seront mangées par la famille. Seules les femmes issues de la caste des prêtres peuvent réaliser les offrandes les plus élaborées dont elles connaissent les secrets de fabrication.

Ce jour là, le prêtre à également reçu la visite d’un confrère venu d’un autre temple pour l’interroger. Son savoir est grand et reconnu par tous les prêtres qui n’hésitent pas à venir le consulter. On l’appelle le « Pedanda » du nord de Bali. Dans sa famille issue de la caste des prêtres, le grand père et l’arrière grand père l’étaient également. Il utilise encore des manuscrits en sanskrit qui datent du XVIII siècle et autres objets précieux qui se transmettent de génération en génération. Chaque personne venant le voir doit faire des offrandes aux dieux, poser ses questions (jour du futur mariage, astrologie, problèmes à résoudre etc.…), assimiler la réponse, échanger avec lui, puis à la fin de la consultation, offrir un don au prêtre en remerciement. C’est ainsi qu’il a reçu en cadeau plusieurs pierres étonnantes offertes par ses fidèles.

Avant de décider de les monter en bagues, il a longuement médité sur chacune des gemmes.

Chaque pierre représente un dieu hindouiste, une énergie, une fonction. Ces bagues sont devenues des amulettes protectrices.

La pierre rouge est une racine de rubis en forme de cabochon et représente Brama et protège sa famille.

Une pierre cabochon noire aux reflets verts représente Shiva, elle est protectrice.

La dernière pierre, la plus étrange un cabochon noir avec des effets moirés comme des nuages, qu’il nomme « akik », peut s’apparenter à une obsidienne noire, une pierre volcanique.

Celle-ci aurait plus de pouvoir que toutes les autres car elle représente Vishnu et le protège de la magie noire. Il la porte donc à chaque fois qu’il doit partir de chez lui pour se protéger.

Le lendemain, j’ai assisté au mariage de Sofi et Komang.

Le mariage Balinais se déroule en deux jours et j’ai assisté à la deuxième journée. Le matin, tous les invités arrivent chez le marié vers dix heures du matin. Au bout de quelques heures toutes les offrandes sont apportées sur l’autel qui a été dressé dehors sous un auvent. Les mariés, après avoir médité et prieé avec le prêtre du village, partent vers le village de l’épouse et sont suivis de toute la famille et de leurs amis.

Cette dernière peut habiter très loin de la maison de son mari. En effet, ce jour là, nous sommes montés très haut dans la montagne au cœur d’une forêt tropicale rafraîchissante. Au cours de notre ascension, je me suis demandée comment ces deux personnes avaient pu se rencontrer. Leur histoire est à l’image d’un conte pour enfant : la jeune fille soufrait d’une maladie incurable et c’est en allant voir un guérisseur réputé, très loin de chez elle, qu’elle a rencontré son futur mari. Celui-ci faisait partie de la famille de ce guérisseur. Et depuis ils ne se sont plus quittés.

Mais ce beau mariage n’aurait pas pu voir le jour sans la tolérance légendaire des Indonésiennes. En effet, la encore, les différences culturelles sont étonnantes entre les Occidentaux et les Hindouistes. Tandis que les Musulmans et Hindouistes partagent un point commun : celui de pouvoir épouser plusieurs femmes, les Hindouistes ont eux, encore l’avantage de pouvoir avoir des « maîtresses officielles ». Le marié faisait peur aux balinaises car il entretenait depuis 5 ans des relations avec une jeune femme allemande. Celle-ci ne souhaitait pas vivre à Bali et venait souvent en vacances revoir son amoureux. Bien qu’elle ait décidé de vivre en Allemagne, elle a accepté par la suite de devenir sa maîtresse officielle. Aujourd’hui sa photo trône sur un mur parmi d’autres membres de la famille de Sofi.

Bien que les Balinais soient fiers d’avoir une femme ou une maîtresse étrangère à la peau blanche, tous ne peuvent pas s’offrir ce luxe ! Certain Balinais dont la caste est élevée comme celle des Prêtres située au dessus ce celle des Rois ne pourront jamais se marier avec une étrangère sans que cela ternisse leur image.

Arrivés dans le village de la mariée, de nouveau le rituel des prières reprend dans tous les autels de la famille situés sur le toit de la maison et sur la montagne embrumée. Pendant ce temps les invités patientent et discutent les femmes d’un côté et les hommes de l’autre. Ce jour la pour respecter leur tradition je m’étais habillée en sarong traditionnel avec la ceinture et une chemise. Quand on est enveloppé dans le sarong, il est difficile pour une femme d’être dans une autre position qu’assise ou debout. Les gestes sont assez limités. Les hommes eux nouent leur sarong en éventail ce qui selon eux permet de différencier la silhouette de l’homme et de la femme. Les hommes se sont donc regroupés autour d’une bouteille d’Arak et l’alcool aidant, ils plaisantent, chantent, et dansent entre eux. En tant qu’invitée et photographe improvisée, j’ai eu le privilège de goûter cet alcool assez fade, ce qui les rendait hilares. Enfin vers 16h de l’après midi, la famille transporte toutes les affaires personnelles de la Mariée jusqu’à son oreiller préféré dans sa future maison. De retour dans la maison de son époux, la cérémonie finale peut commencer. Elle est célébrée par le plus grand prêtre du nord de l’île, celui que j’avais rencontré le jour précédent.

Dans les vapeurs d’encens, les rituels de prières et les offrandes dressées sur l’autel rouge et or, la cérémonie se déroule entrecoupée par les mélopées du prêtre et du son hypnotique d’une cloche. Une de ses deux femmes prêtresse l’assiste tout au long de la cérémonie. Les époux échangent enfin l’eau et la nourriture symbolique en croisant leurs mains en signe de partage durant toute leur vie. C’est sur ces belles images d’amour que s’achève cette belle journée partagée avec les balinais. La mariée et le marié parés comme des dieux vivants, commenceront des le lendemain leur première journée de mari et femme. Je suis restée longtemps émerveillée par la magie des rituels et des décorations très colorées façonnées par les femmes et prêtresses pour séduire les dieux et ainsi attirer le bonheur et la félicité propre à l’Asie. C’est pour cette raison d’ordre religieux que les Balinais ont particulièrement développé les arts décoratifs. Et pour l’artiste que je suis, cette île possède un trésor de talents ! Avant de repartir en France, faites un tour sur le marché d’Ubud ou vous trouverez un éventail de tout ce qui se fait en Indonésie au meilleur prix. Et laissez vous séduire par les danses balinaises traditionnelles rythmées au son du gamelan. Bon Voyage !

Marina

Contacts utiles :

Guide francophone Gusde en contact avec d’autres agences de voyage à Bali et Lombok propose un voyage sur mesure : 08 12 39 45 513 gusde_ibg@hotmail.com

Artiste Dolit, organise des excursions autour de son village, vers Ubud et découverte de son art traditionnel : 08 15 57 91 433

Agence Bali passion, tenue par des français pour créer un voyage à la carte

Motorcycle Diaries in asia, marriage or polygamy in Bali with slanted eyes!

– Motorcycle Diaries in asia

Bali trip / Marina

Traditions and Hindu Balinese Marriage or Polygamy is Asia.

You never unscathed back from a trip, especially when we go back to Indonesia. Every culture, every encounter enriches us and expands our openness. On my first trip to Bali, I went to France with the nostalgia of a lost paradise, a serene island or the smiling people seemed in harmony with nature.

I felt so good that I decided to come back three weeks in March 2008, to discover other islands and especially back to Bali.

I prepared my trip by studying books. I wanted to do the volcanoes of Java Bromo Kawah Ijen and then Lombok and the Gili Islands to explore the seabed, scuba dive and finally to Bali to meet its inhabitants. It was with the help of a local guide: Gusde I could organize this trip by contacting him via the Internet.

He took care of the logistics of travel: hotel reservations, train and car to make my trips to Java and Lombok.

Thanks to him I got to meet his family in Bali, a high priest of the north of the island and watch a beautiful ‘traditional Balinese wedding.  »

I also enjoyed the Ubud area known for its handicrafts and its many artists. I went to draw with a famous miniaturist painter Dolit like « Keliki » an ancestral art that transmits the teacher to the children of his village.

There is much to say about the Hindu culture of which I perceived a facet especially at the end of my trip in contact with the premises in the north of the island and the Ubud area.

I spent a day in a large well respected Balinese priest. And while he was visited by his fellow citizens from far and wide to visit, I observed with amazement that shaped his two wives with agility beautiful offerings. They prepare well all day long with rice paste, fruit and leaves of woven palms. These are then presented to the gods and then after the ceremony and prayers they will be eaten by the family. Only women from the caste of priests can perform the most elaborate offerings they know the secrets.

That day, the priest also received a visit from a colleague came to another temple for questioning. His knowledge is great and recognized by all priests who do not hesitate to come and visit. It’s called the « Pedanda » of northern Bali. In his family after the caste of priests, grandfather and great grandfather were also the. He still uses Sanskrit manuscripts dating from the eighteenth century, and other precious objects that are transmitted from generation to generation. Each person must see coming to make offerings to the gods, ask questions (future wedding day, astrology, etc. to solve problems …), understand the answer, talk with him, then at the end of the consultation, make a donation the priest in thanks. Thus he was presented with several amazing stones offered by the faithful.

Before deciding to mount the rings, he has long meditated on each of the gems.

Each stone represents a Hindu god, an energy, a function. These rings have become protective amulets.

The red stone is a ruby cabochon root and Brama represents and protects his family.

A black stone cabochon with green highlights represents Shiva, it is protective.

The last stone, the strangest black cabochon with moiré effects like clouds, which he calls « akik » can be likened to a black obsidian, a volcanic stone.

This would have more power than all the others because it represents Vishnu and protects the black magic. So he carries each time he has to leave his home for protection.

The next day, I attended the wedding Sofi and Komang.

Balinese wedding is in two days and I attended the second day. In the morning, all guests arriving at the bridegroom’s about ten in the morning. After a few hours all the offerings are made on the altar that was erected outside under an awning. Married, after meditating and prayed with the village priest, go to the village of the bride and are followed by all the family and friends.

The latter can live very far from the house of her husband. In fact, that day, we climbed high into the mountains in the heart of a refreshing rainforest. During our ascent, I wondered how these two people had been able to meet. Their story is like a children’s story: the girl was suffering from an incurable disease and that is by going to a famous healer, very far from home, she met her future husband. It was part of the family of the healer. And since they have more left.

But this beautiful marriage would not have been possible without the legendary tolerance of Indonesians. Indeed, again, the cultural differences are striking between Hindus and Westerners. While Hindus and Muslims share a common point: to be able to marry several wives, Hindus have them, yet the advantage of having « official mistresses. » The groom frightened the Balinese because it kept for 5 years with a young German woman. It did not wish to live in Bali and often came on vacation to see his lover. Although she has decided to live in Germany, she agreed later to become his official mistress. Today his picture on a wall throne among other family members Sofi.

Although the Balinese are proud to have a woman or a foreign lady with white skin, not everyone can afford this luxury! Some Balinese caste whose high priests like this one located above the Kings could never marry a foreigner without this tarnish their image.

Arrived in the village of the bride, again the ritual prayers up in all the altars of the family on the roof of the house and on the misty mountains. Meanwhile the guests waiting patiently and discuss the women on one side and men on the other. That day to respect their tradition myself I was dressed in traditional sarong with belt and a shirt. When one is wrapped in sarong, it is difficult for a woman to be in a position other than sitting or standing. Gestures are rather limited. The men themselves forge their sarong fan which they believe helps differentiate the silhouette of man and woman. The men are grouped around a bottle of Arak and the alcohol, they joke, sing and dance together. As a guest and improvised photographer, I had the privilege to try this rather bland alcohol, which made them hilarious. Finally around 16h in the afternoon, the family carries all the belongings of the Bride to his favorite pillow in her future home. Back in the house of her husband, the final ceremony can begin. It is celebrated by the largest North Island priest, whom I had met the previous day.

In the fumes of incense, ritual prayers and offerings on the altar erected red and gold, the ceremony is interrupted by the chants of the priest and the hypnotic sound of a bell. One of his two women priestess assists throughout the ceremony. The couple finally exchanged water and food symbolic crossing their hands in a sign of sharing all their lives. It is on these beautiful images of love that ends this beautiful shared day with the Balinese. The bride and groom dressed as living gods, to begin the next day their first day of husband and wife. I stayed long amazed by the magic of colorful rituals and decorations shaped by women priestesses and gods to seduce and attract happiness and bliss own to Asia. This is why religious order that the Balinese have particularly developed the decorative arts. And for the artist that I am, this island has a wealth of talent! Before returning to France, try the Ubud Market where you will find a range of all that is done in Indonesia at the best prices. And let yourself be seduced by traditional Balinese dances punctuated the sound of gamelan. Have a good trip !

Marina

Useful contacts:

Gusde speaking guide in contact with other travel agents in Bali and Lombok offers a customized trip: 08 12 39 45 513 gusde_ibg@hotmail.com

Artist Dolit, organizes excursions around his village to Ubud and discover its traditional art: 08 15 57 91 433

Bali Agency passion, held by the French to create a trip to the map

A Propos de l'auteur

ritdelaban

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Directeur général de la publication

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