


L’agence de voyages NEW TOUR organisait ce 6 septembre une exposition éphémère d’émaux cloisonnés (“JingTaiLan”). Derrière un nom quelque peu hermétique se cache une technique qu’Europe et Asie ont commencé à pratiquer vers le 13ème siècle, probablement sous influence byzantine qui s’est répandue bilatéralement.

La Chine n’en n’a pas fait le même usage, préférant dédier à cet art à la fabrication de vaisselle et plus généralement de contenants bien au-delà du seul rôle utilitaire.

A l’opposé, la chrétienté y a vu l’occasion de magnifier surtout le large éventail de son instrumentation liturgique, alors que les nobles métaux gemmés faisaient précédemment florès.

Une couleur commune (le bleu) et des techniques soeurs pour des des destinées assez différentes, finalement.
La tradition de l’empire du milieu, au gré des dynasties, a voulu que le cuivre et le bronze constituent les matériaux de base, aussi singulièrement que la composition chimique de l’émail.

Si ceux exposés rue Monge étaient de facture contemporaine (jusqu’à une non-figuration assez épurée), les musées Cernuschi et, surtout, Guimet recèlent des specimen qui ont traversé les siècles et les lieux prestigieux.

Un article de Cédric Horblin





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