Un festival engagé célébrant l’art japonais durable à Paris !

Du 5 au 11 mars, la Cour Damoye accueille Facets of Us – Art of Sustainability qui réunit art, artisanat et écologie.
Organisé par ARTEMA Network et Blossom Bridge Association, le festival explore le thème « Art × Durabilité × Société ». Il propose un espace où mode, gastronomie, arts naturels et performances se rencontrent pour générer des connexions nouvelles.
L’événement coïncide avec la Journée internationale des femmes. Ainsi, plusieurs créatrices japonaises présentent leur travail et partagent leurs histoires.
Chaque jour offre un programme différent. Performances artistiques, ateliers créatifs et séminaires ponctuent la semaine. Le public découvre des savoir-faire ancestraux revisités pour un avenir plus durable.
Le vernissage se tient le samedi 7 mars à 15:00, avec des temps forts spectaculaires !
Sommaire
Artistes et artisans japonais : une programmation riche
Plus de quinze créateurs japonais participent au festival. Leur diversité reflète la richesse de la culture nippone contemporaine.
Calligraphes, photographes, sculpteurs et designers se côtoient. Ensemble, ils explorent comment créer en respectant l’environnement.
Shusui Uchiumi et l’art de la calligraphie
Shusui Uchiumi enseigne la calligraphie au Japon. Il réalise également des performances dans des sanctuaires.
Lors du vernissage, il présente une performance en direct. Ses œuvres seront ensuite disponibles à la vente.
Son approche allie tradition et création contemporaine. La calligraphie devient spectacle vivant.
Koji Kuwajima, photographe poète
Koji Kuwajima a débuté comme correspondant de presse. Il capturait l’actualité avant de devenir photographe d’expositions.
Sa première exposition eut lieu dans un café du Hokkaido Migishi Kotaro Museum of Art. Ne disposant pas de murs, il créa des livres photographiques à feuilleter.
Depuis, il poursuit cette démarche singulière. Ses images dialoguent avec des poèmes et des fragments de prose. Il expose ainsi l’espace sensible où photographie et écriture se rencontrent.
Seiya Kaji, sculpteur du bois récupéré
Diplômé de la Nagaoka Institute of Design, Seiya Kaji a travaillé au studio de Takashi Murakami. Il a ensuite fondé sa propre pratique.
Il crée des sculptures animales grandeur nature. Le bois provient d’entreprises de construction ou de restaurants.
Ces matériaux portent des mémoires humaines. Par conséquent, Kaji les transforme en présences vibrantes où le sang semble circuler et les muscles se contracter.
Sa technique vient de son grand-père charpentier. L’étude anatomique rigoureuse complète ce savoir-faire ancestral.
Harumi Endo, peinture et calligraphie au pinceau
Harumi Endo crée depuis l’enfance. Cette artiste basée à Sapporo explore couleur, mouvement et émotion.
Elle enseigne aujourd’hui l’art et la coordination des couleurs. Elle dessine également des portraits lors d’événements.
Pour le festival, elle présente des œuvres mêlant peinture et calligraphie. À travers son art, elle partage la poésie de la culture japonaise.
Nakamura Kyogo, acteur de kabuki et artiste moderne
Nakamura Kyogo dépasse les frontières du théâtre traditionnel. Sous son nom d’artiste DAllDAIKANOU, il porte une vision audacieuse.
Il développe des œuvres d’art moderne inspirées de l’esthétique japonaise. De plus, il mène des projets de kabuki engagé abordant les enjeux sociaux contemporains.
Chez lui, la tradition n’est pas conservée. Elle est activée et projetée vers l’avenir.
Hayashi Masahiro, designer urbain et « Communicative Drawing »
Docteur en design, Hayashi Masahiro explore les liens entre ville et imagination collective. Il est spécialiste du développement urbain et du placemaking.
Président de commons fun Inc., il enseigne à l’Université Sapporo Gakuin. Il œuvre également à la création d’espaces reliant jeunes et personnes en situation de handicap à la société.
Sa méthode distinctive, le Communicative Drawing, transforme les débats en images en temps réel. Il a ainsi contribué à plus de soixante projets urbains au Japon et à l’international.
À Paris, il présente des processus plutôt que des œuvres. Des villes en devenir, des futurs en esquisse.
Mode et upcycling : donner une nouvelle vie aux textiles japonais
Plusieurs créatrices présentent des projets d’upcycling. Elles transforment kimonos et obi anciens en créations contemporaines.
Cette démarche préserve des savoir-faire ancestraux. Elle offre également une seconde vie à des textiles précieux chargés d’histoire.
KoKoN et l’upcycling de kimonos par Taeko Wakita
Taeko Wakita présente KoKoN, sa marque d’upcycling de kimonos. Le nom provient du mot japonais 古今, évoquant le lien entre ancien et moderne.
Beaucoup possèdent de magnifiques kimonos mais n’ont que peu d’occasions de les porter. KoKoN les transforme en vêtements du quotidien.
Cette revalorisation offre une nouvelle vie à ces textiles. Elle préserve ainsi leur beauté dans la vie contemporaine.
Chizuru Yoshikawa et les tissus anciens
Chizuru Yoshikawa présente des accessoires confectionnés à partir de tissus anciens. Sa spécialité est l’histoire des femmes japonaises.
Chaque pièce est embellie par des fils chargés d’histoire. Elle anime également un atelier où créer son propre étui à cartes.
Son intervention coïncide avec la Journée internationale des femmes. C’est donc un honneur pour elle de partager son travail avec le public français.
Emi Karasawa et ses pochettes tricotées
Emi Karasawa crée des pochettes tricotées depuis sa chambre d’hôpital. Elle suit actuellement un traitement contre une leucémie.
Pour les doublures, elle utilise des tissus de kakejiku laissés par son père, artisan hyōgushi. Elle intègre également des tissus de kimono.
Elle ne pourra pas être présente à Paris. Néanmoins, ses créations témoignent de son talent et de sa résilience.
KASANE, projet circulaire par Lily Murakami
Lily Murakami présente KASANE, un projet circulaire reliant kimonos et obi à l’ère suivante. Le nom signifie « superposition » en japonais.
Autrefois, le kimono était un vêtement du quotidien. Avec la modernisation, ce paysage familier s’est transformé.
KASANE insuffle une nouvelle vie à ces étoffes précieuses. Cette démarche d’upcycling renouvelle le passé pour l’avenir.
Performances et temps forts de Facets of Us – Art of Sustainability
Le festival propose plusieurs événements marquants. Performances, défilés et conférences rythment la semaine.
Vernissage avec défilé et parade Yosakoi
Le samedi 7 mars à partir de 15:00, le vernissage lance officiellement le festival. La journée commence par une parade spectaculaire.
L’équipe YOSAKOI HINODEMAI, active dans toute la France, mène une parade Yosakoi. HIROKI, artiste venu d’Hokkaido, les rejoint pour un spectacle énergique.
La parade part de la place de la Bastille. Elle traverse ensuite la ville jusqu’au lieu d’exposition.
Le programme se poursuit avec une performance de calligraphie par Shusui Uchiumi à 15:30. Puis, à 16:00, Junko Nakazawa présente un défilé de la marque WA-MIYABI.
Cette créatrice sublime la tradition du kimono dans une silhouette occidentale. Son travail illustre parfaitement le dialogue entre héritage et création contemporaine.
Spogomi Campus, collecte collaborative des déchets
Le dimanche 8 mars dès 9:30, étudiants franco-japonais organisent le Spogomi Campus. Cette initiative combine sport et écologie.
Le rendez-vous est fixé place de la Bastille, côté Richard-Lenoir. L’activité débute à 10:00 et dure environ une heure trente.
Il s’agit d’une collecte collaborative et ludique des déchets. Cette action concrète illustre l’engagement durable du festival.
Conférence sur les femmes du Japon de l’ère Shōwa
Le dimanche 8 mars à 18:00, Chizuru Yoshikawa anime une conférence-rencontre. Le titre : « Les femmes qui ont vécu les nuits du Japon de l’ère Shōwa ».
Dans le Japon de l’après-guerre, certaines femmes ont travaillé dans le monde nocturne. Elles ont affronté discriminations et préjugés tout en luttant pour vivre avec dignité.
L’auteure a grandi à leurs côtés. Elle raconte ces vies souvent invisibles et prête sa voix à celles qui sont restées longtemps sans voix.
Ateliers créatifs : s’initier aux savoir-faire traditionnels
Le festival propose plusieurs ateliers participatifs. Ils permettent de découvrir des techniques artisanales japonaises.
Certains requièrent une réservation préalable. D’autres sont accessibles librement pendant les horaires d’ouverture.
Cérémonie du thé avec Yoko Ando
Du 6 au 11 mars, Yoko Ando organise des cérémonies du thé authentiques. Cette professeure de la cérémonie du thé Edo Senke accueille les participants en kimono.
Le matcha est préparé selon la tradition. Un wagashi accompagne la dégustation.
Les groupes sont limités à trois ou cinq personnes. La réservation est obligatoire mais l’atelier affiche complet.
Les frais de participation s’élèvent à 38 euros. Les séances se déroulent à différents horaires tout au long de la semaine.
Création de porte-cartes en tissus anciens
Les 5, 6 et 8 mars à 17:00, un atelier propose de créer un porte-cartes unique. Les participants travaillent à partir d’un obi ancien.
Ces textiles ont été tissés il y a près de cent ans. La soie japonaise teinte selon un savoir-faire d’excellence n’est plus produite aujourd’hui.
L’atelier dure environ quarante minutes. La créatrice, originaire de Hokkaido, anime la session.
Initiée à la danse traditionnelle japonaise dès l’âge de trois ans, elle transforme des kimonos de haute qualité en créations actuelles. Elle préserve ainsi cet héritage par l’upcycling.
La participation coûte 85 euros. La réservation s’effectue en ligne : https://my.weezevent.com/atelier-de-confection-de-porte-cartes-en-tissus-de-kimono
Furoshiki et tenugui, l’art d’emballer à la japonaise
Future Exploration Lab « ivy » anime des ateliers sur le tsutsumu, l’art japonais d’emballer. Cette équipe d’étudiants japonais partage sa culture à travers des sessions participatives.
Les participants choisissent un tenugui conçu par l’acteur de kabuki Nakamura Kyogo ou un furoshiki aux motifs régionaux. Ils apprennent ensuite des techniques élégantes de pliage et d’emballage.
Cette pratique allie esthétique, durabilité et quotidien. Elle illustre parfaitement la philosophie du festival.
Teinture Yuzen, créez votre furoshiki personnalisé
Un second atelier permet de créer son propre furoshiki en teinture Yuzen. Sur un tissu uni, les participants réalisent une création avec des teintures traditionnelles.
Trois motifs sont proposés au choix. Chacun donne naissance à une pièce unique au monde.
Cet atelier révèle l’esthétique et la technique de la teinture japonaise. Il offre une initiation concrète à un savoir-faire ancestral.
Informations pratiques pour visiter Facets of Us – Art of Sustainability
Du jeudi 5 au mercredi 11 mars 2026, de 13:00 à 19:00 sauf :
-
- Dimanche : 13:00 à 18:00
-
- Mercredi : 13:00 à 16:00
Vernissage samedi 8 mars à 15:00.
Lieu : Cour Damoye (12 place de la Bastille, 75011 Paris)
Tarifs :
-
- Entrée libre à l’exposition-festival
-
- Cérémonie du thé : 38 euros (complet)
-
- Atelier porte-cartes : 85 euros (sur réservation)
-
- Ateliers furoshiki et teinture : 40 euros (renseignements sur le site)
Réservations et informations :
-
- Site officiel : www.artema-network.com/artexpo
-
- Atelier porte-cartes : réservation sur Weezevent





Ajouter Un Commentaire