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Coulisses d’un clip musical : Gersende, Chao et le Choeur Chin’Harmonie, une aventure franco-chinoise autour de “Aimer”

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Coulisses d’un clip musical : Gersende et Chao, une aventure franco-chinoise autour de “Aimer”

Sur open-mag.net, on aime vous ouvrir les portes des coulisses avant que la magie n’arrive jusqu’à vous. Aujourd’hui, on vous raconte une rencontre particulière, celle de deux voix, deux cultures, réunies autour d’un même chant d’amour : “Aimer”, extrait du spectacle Roméo et Juliette. Gersende, soprano française, et Chao, baryton venu de Chine, s’apprêtent à donner vie ensemble à ce titre emblématique, entourés d’une belle équipe de complices venus enrichir cette aventure franco-chinoise.


Tout commence dans une salle de répétition, quelque part entre Paris et les souvenirs de Shanghai. Gersende arrive la première, partition sous le bras, la voix encore un peu engourdie par le matin. Chao la rejoint peu après, un sourire timide, deux mondes qui se saluent avant de chanter. Autour d’eux, le chœur Chin’Harmonie prend place peu à peu, apportant cette ampleur chorale si particulière, cette énergie collective qui donne au morceau une toute nouvelle dimension. Les premières mesures résonnent, hésitantes, cherchant leur accord. Sa voix à elle, claire et aérienne. Sa voix à lui, grave et chaleureuse, empreinte d’un léger accent qui donne au texte une couleur nouvelle. Répétition après répétition, quelque chose se construit entre eux tous, un dialogue musical qui dépasse les frontières.

Puis vient le jour de l’enregistrement. Direction le studio, cet endroit où le silence devient presque sacré. Gersende entre la première dans la cabine, ferme les yeux, et laisse sa voix s’envoler sur les premières phrases. Puis c’est au tour de Chao de poser sa voix, grave et sincère, en écho à la sienne. Tout autour, les instrumentistes veillent : Matthieu Lecoq et son violoncelle, dont chaque archet semble porter l’émotion du texte, Yang Shiwen au piano, dont les doigts effleurent les touches avec une délicatesse infinie. Ye Li et Dominique Guiot complètent cette formation précieuse, chacun apportant sa sensibilité à cette partition commune. Les prises s’enchaînent, on cherche le bon souffle, la bonne harmonie, ce moment précis où toutes ces voix et tous ces instruments se répondent parfaitement. Et puis, soudain, la magie opère : les timbres se rencontrent, se complètent, racontent ensemble cette histoire d’amour impossible avec une intensité nouvelle. Dans la régie, l’ingénieur du son esquisse un sourire. C’est la prise.

Le grand jour arrive enfin : le tournage du clip. Sur le plateau, l’agitation est joyeuse et concentrée à la fois. Gersende et Chao se retrouvent, costumés, transformés en Juliette et en une présence qui accompagne son destin. Le chœur Chin’Harmonie se positionne avec soin, les musiciens accordent une dernière fois leurs instruments, et les techniciens ajustent les lumières avant que la caméra ne se mette en place. Tous se lancent, prise après prise, dans cette histoire qu’ils portent maintenant ensemble, à plusieurs voix, à plusieurs cultures. Entre les prises, on rit, on partage un thé, quelques mots en chinois, quelques mots en français, comme si la chanson elle-même avait rapproché deux mondes et toute une équipe.

Mais l’aventure n’est pas encore terminée. Toutes ces images tournées attendent encore leur transformation finale, ce moment où elles rencontreront le montage pour devenir un vrai clip. Cette dernière étape viendra bientôt, et nous vous la raconterons avec plaisir sur open-mag.net. En attendant, gardez en tête ces voix et ces instruments, français et chinois, réunis pour “Aimer”.

A Propos de l'auteur

Henri Victor

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